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Information professionnelle sur Priadel retard®:Sanofi-Aventis (Suisse) SA
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour

Composition

Principe actif: carbonate de lithium.
Excipients: mannitol, amidon de maïs, gomme arabique, stéarate de magnésium, laurylsulfate de sodium, palmitate/stéarate de glycerol, carboxyméthylamidon sodique.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Comprimés retard à 400 mg de carbonate de lithium (correspondant à 10,8 mmol de lithium).

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement des phases aiguës et prophylaxie à long terme de la maladie maniaco-dépressive (phases maniaques et dépressives). Dépressions endogènes.
Traitement de l'agressivité chronique grave.

Posologie/Mode d’emploi

Adultes
Traitement des épisodes maniaques aigus: la dose initiale consiste normalement en 600 mg deux fois par jour (1200 mg/jour) avec une lente augmentation de 200 à 600 mg jusqu'à ce qu'une réponse optimale soit obtenue. La concentration sérique de lithium doit être surveillée et ne devrait pas dépasser 1,2 mmol/l. Une fois le contrôle atteint, le dosage devrait être réduit au dosage de prophylaxie.
Traitement au long cours et prophylaxie des crises
La dose normale consiste en 600 à 1200 mg par jour en une ou deux fois dans la journée. L'adaptation du dosage devrait conduire au maintien d'un taux sérique entre 0,6 et 1,0 mmol/l de lithium et ne devrait pas dépasser 1,2 mmol/l.
Les comprimés ne devraient pas être croqués ou dissous mais sont à avaler avec une boisson froide. Les comprimés sont entaillés et peuvent par conséquent être divisés précisément afin de permettre un dosage adapté.
Quatre à cinq jours après le début du traitement (après une semaine au maximum) une prise de sang devrait être effectuée pour mesurer le taux sérique de lithium. Le but est d'ajuster le dosage de lithium et de maintenir la concentration journalière en permanence entre 0,5 à 1,2 mmol/l. En pratique, la prise de sang devrait être exécutée 12 ou 24 heures après la dernière dose de Priadel retard.
Les concentrations sériques cibles de lithium se situent dans les intervalles suivants:
·0,7 à 1,0 mmol/l 12 heures après une dose journalière unique, et
·0,5 à 0,8 mmol/l 24 heures après une dose journalière unique ou après 12 heures si la posologie est répartie en 2 prises par jour.
Les contrôles sériques doivent être effectués 1 fois par semaine jusqu'à l'obtention d'une concentration de lithium stabilisée.
Une fois le dosage mis au point, la fréquence des examens de la lithiémie peut petit à petit être portée à 2 ou 3 mois, mais ne devrait normalement pas dépasser les trois mois. Des examens additionnels devraient être effectués suite à une modification de posologie, en cas de développement de maladies intercurrentes, en cas de signes de rechute des phases maniaques ou dépressives, suite à des changements significatifs de la consommation de sodium ou de liquide, ou si des signes de toxicité du lithium apparaissent.
En changeant d'une préparation de lithium à une autre, le taux sérique au lithium devrait être contrôlé, puis la thérapie avec Priadel retard devrait être débutée avec une dose aussi proche que possible de la dose de l'autre préparation de lithium. Comme la biodisponibilité varie d'un produit à l'autre (particulièrement avec des préparations retard ou à libération prolongée), un changement de produit devrait être considéré comme l'initiation d'un nouveau traitement.
Patients de moins de 50 kg
Chez les patients de moins de 50 kg, il faut commencer le traitement avec une dose initiale plus faible.
Patients âgés
Les doses nécessaires à l'obtention des concentrations sériques efficaces sont souvent moindres chez les patients âgés. De même, on peut observer chez les patients âgés des effets secondaires à des posologies parfaitement tolérées par des patients plus jeunes (voir «Mises en garde et précautions»).
Traitement des épisodes maniaques aigus
Les dosages initiaux recommandés sont de 200 mg à 400 mg. Habituellement, le dosage est augmenté de 200 mg à 400 mg tous les 3 à 5 jours. Des doses totales de 800 à 1800 mg par jour pourraient être nécessaires pour obtenir un taux sérique de lithium effectif de 0,8 à 1,0 mmol/l.
Traitement au long cours et prophylaxie des crises
Le dosage journalier nécessaire pour obtenir un taux sérique de lithium effectif de 0,5 à 0,8 mmol/l est de 600 à 1200 mg.
Utilisation pédiatrique
Comme l'on ne dispose pas de données concernant l'efficacité et la sécurité de ce médicament chez l'enfant de moins de 12 ans, le traitement au lithium ne peut être conseillé dans ce groupe d'âge.
Ce médicament ne doit être administré aux adolescents que dans les hôpitaux disposant de l'expérience requise pour ce faire.

Contre-indications

Patients ayant des antécédents de réactions d'hypersensibilité au lithium ou à un autre composant du Priadel retard.
En règle générale, le lithium ne devrait pas être prescrit dans les cas suivants:
néphropathie,
maladie cardiovasculaire (insuffisance cardiaque en particulier),
hypothyroïdie non traitée,
troubles du bilan hydrosodique par déshydratation,
régime hyposodé,
maladie d'Addison,
pendant l'allaitement (voir «Grossesse/Allaitement»).
Toutefois, si l'indication psychiatrique avait un caractère vital, le patient ne réagissant pas à d'autres médications, le traitement au lithium pourrait être instauré, mais avec une grande prudence. Il faudrait alors hospitaliser le malade et procéder journellement à un dosage de la lithiémie.
Ne pas administrer aux enfants au-dessous de 12 ans.

Mises en garde et précautions

A l'instauration du traitement, il convient d'associer à un examen physique approfondi une surveillance étroite des malades du point de vue de l'efficacité du Priadel retard. En début de traitement, il faut prévoir un contrôle hebdomadaire de la lithiémie. Par la suite, les taux sériques du lithium sont à contrôler tous les deux ou trois mois.
En vue d'une brève interruption du traitement (qui n'est pas sans risques pour le patient), il conviendrait de réduire la dose journalière de telle manière que la lithiémie ne tombe pas au-delà du seuil thérapeutique de 0,6 mmol/l.
Avant l'instauration d'un traitement au lithium, il convient de procéder impérativement à des tests sanguins avec explorations des fonctions thyroïdiennes (T4 et TSH), à un dosage de la créatinine sérique (ou dosage de la clairance de la créatinine) et à un culot urinaire. Il convient d'y associer une surveillance pondérale. Le lithium risque d'influencer le segment T et un électrocardiogramme devra être pratiqué chez certains malades avant la mise en route du traitement au lithium. Une surveillance clinique régulière de la fonction thyroïdienne, jointe à celle du tableau hématologique, constitue une nécessité au cours d'un traitement prolongé au lithium, en vue d'un dépistage précoce de tout désordre thyroïdien d'origine iatrogène.
Un traitement au long cours par le lithium peut s'accompagner d'une baisse du pouvoir des reins à concentrer les urines pouvant se manifester occasionnellement par un diabète insipide néphrogène, avec polyurie et polydipsie ou une néphrose. Il est donc recommandé de surveiller l'apparition éventuelle d'un désordre rénal (réabsorption de l'eau) par le dosage de la natrémie. Face à de tels symptômes, une vigilance spéciale s'impose pour éviter toute déshydratation, afin d'éviter une rétention toxique du lithium.
Une néphropathie tubulo-interstitielle a été très rarement observée lors d'un traitement de longue durée. Parce que cette néphropathie peut être irréversible, un contrôle régulier de la fonction rénale est recommandé lors de traitement par le lithium.
Traitement associé
Les patients subissant un traitement neuroleptique concomitant doivent faire l'objet d'une surveillance étroite en vue du dépistage précoce d'une symptomatologie de neurotoxicité, qui impose l'arrêt immédiat du traitement. Dans des cas extrêmement rares, l'administration concomitante de lithium et d'un neuroleptique peut aboutir à un syndrome encéphalopathique (caractérisé par du délire, des crises convulsives ou bien une incidence accrue des manifestations extrapyramidales), mimant étroitement ou réalisant un syndrome malin par neuroleptiques. Des lésions cérébrales irréversibles sont apparues dans quelques cas.
Pendant un traitement au lithium, les diurétiques ne doivent être utilisés qu'avec circonspection (voir «Interactions»). La lithiémie est alors à surveiller à intervalles plus rapprochés, la posologie devant être ajustée en conséquence.
Sismothérapie
La médication par le lithium doit être interrompue deux jours avant le début de la sismothérapie, en vue d'atténuer le risque d'états délirants pouvant apparaître à l'association de ces deux thérapies.
Avant toute anesthésie générale, il convient d'arrêter le lithium 2 à 3 jours avant l'intervention.
Toxicité
La toxicité du lithium est en rapport étroit avec la concentration sérique obtenue et est à escompter à partir de taux de 1,5 mmol/l; bien que chez les sujets particulièrement sensibles, des symptômes de toxicité peuvent apparaître même aux concentrations thérapeutiques. Il convient d'interrompre le traitement sans délai dès les premiers signes d'une toxicité, décrits ci-après:
troubles gastrointestinaux tels que diarrhées, vomissements et déshydratation;
troubles neurologiques tels que ataxie, tremblements, hypertonie et contractions musculaires involontaires, hyperréflexie; troubles de l'élocution, acouphène, états confusionnels, somnolence, nystagmus, vision floue;
une défaillance rénale aiguë n'a que rarement été signalée lors d'intoxication au lithium;
changement dans l'ECG: T-ondes aplaties ou inversées, prolongation de l'intervalle QT;
les cas graves peuvent s'accompagner de convulsions, aboutir au coma ou à la mort.
Tumeurs rénales: des cas de microkystes, oncocytomes et carcinomes rénaux des tubes collecteurs ont été signalés chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère ayant reçu du lithium pendant plus de 10 ans (voir «Effets indésirables»). Chez ces patients, il est recommandé d'effectuer une échographie rénale régulièrement, même après l'arrêt de la prise de lithium.
Dès les premiers signes de toxicité, le patient doit immédiatement consulter un médecin et un contrôle de la lithiémie doit être effectué.
Réabsorption sodique et potassique
Au début du traitement, le lithium fait baisser la réabsorption sodique et potassique, de sorte que des fuites sodiques importantes sont possibles. Normalement, l'excrétion sodique et potassique devrait cependant revenir en l'espace d'une semaine aux valeurs d'avant le traitement.
Il convient de communiquer aux malades en traitement ambulatoire ou à leurs proches les éléments suivants:
·le traitement doit être interrompu immédiatement et le médecin traitant consulté lors de l'apparition des symptômes suivants: polydipsie, polyurie ou signes cliniques d'une toxicité par le lithium;
·nécessité d'une consommation sodique et hydrique suffisante;
·ne pas suivre de régime, ne pas varier la quantité habituelle de sel de cuisine dans l'alimentation, absorber des liquides en quantité régulière.
·la prise du médicament doit avoir lieu à intervalles fixes. Si le patient a omis une prise, il devra simplement attendre l'heure de la prise suivante mais non doubler la dose en vue de compenser la prise omise.
L'aptitude du malade à tolérer le médicament est maximale en phase maniaque aiguë et elle baisse après la régression des signes de manie.
Les facteurs suivants sont de nature à réduire l'excrétion du lithium et par la même, à favoriser l'apparition d'une toxicité:
vomissements,
diarrhée,
infections concomitantes,
pertes liquidiennes, transpiration excessive,
autres médications (voir «Interactions»).
Patients âgés
Le lithium ne doit être utilisé qu'avec circonspection chez le patient âgé car la baisse de la fonction rénale s'accompagne d'une sensibilité accrue à cette médication.

Interactions

Des interactions sont possibles avec un certain nombre de médicaments. Un traitement en association avec d'autres médicaments est à conduire avec prudence. Il a été fait état en particulier des interactions médicamenteuses suivantes:
Associations entraînant une hausse de la lithiémie
Les substances actives suivantes peuvent entraîner une augmentation des concentrations sériques au «steady-state» du lithium, et ainsi mener à une intoxication:
·Métronidazole.
·Anti-inflammatoires non stéroïdiens.
·Inhibiteurs de l'ECA.
·Diurétiques d'épargne potassique, diurétiques de l'anse de Henle; et thiazides peuvent paradoxalement entraîner une rétention hydrique et une intoxication par le lithium (voir «Mises en garde et précautions»).
·Les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (sartans).
·Autres médicaments avec effet sur l'équilibre électrolytique, comme p.ex. les stéroïdes.
Associations entraînant une baisse de la lithiémie
Une baisse de la lithiémie peut être observée lorsque le lithium est pris en même temps que les substances suivantes:
Urée (carbamide).
Xanthines.
Substances alcalinisantes du type bicarbonate de sodium.
Calcitonine.
Diurétiques (voir aussi ci-dessus): diurétiques à effet osmotique et inhibiteurs de la carbo-anhydrase, dont l'acétazolamide.
Il convient donc d'augmenter la fréquence des dosages de la lithiémie dès que le lithium est associé à l'une des substances énumérées ci-dessus.
Associations à neurotoxicité potentielle
Des réactions neurotoxiques sont possibles en association avec
·les neuroleptiques susceptibles de déclencher un syndrome d'encéphalopathie (voir «Mises en garde et précautions»). La co-administration de neuroleptiques et de lithium peut augmenter le risque de survenue d'un Syndrome neuroleptique malin, qui peut être fatal;
·les anticonvulsivants; la carbamazépine peut provoquer des vertiges, de la somnolence, de la confusion et des troubles neurologiques tels qu'ataxie;
·la méthyldopa;
·les antagonistes sélectifs des récepteurs sérotoninergiques (antagonistes du 5-HT); l'administration simultanée de lithium et de ces substances devra donc se faire avec prudence, cette association pouvant être à l'origine d'un syndrome sérotoninergique;
·les bloquants du canal calcique: ils sont susceptibles de renforcer l'effet neurotoxique du lithium et il peut être nécessaire d'ajuster la posologie de ce dernier au niveau le plus bas de la fourchette thérapeutique;
·les antidépresseurs tricycliques.
Autres interactions
Le lithium peut prolonger la durée de l'effet des médicaments assurant un blocage neuromusculaire.
Lors de l'administration concomitante de calcitonine et de lithium, la lithiémie peut subir une baisse allant jusqu'à 30% et la posologie du lithium devra être ajustée en conséquence.
Sismothérapie: voir «Mises en garde et précautions».

Grossesse/Allaitement

Il existe des indices clairs de risques pour l'embryon humain.
Les données épidémiologiques réunies à ce jour indiquent que le lithium fait augmenter le risque d'anomalies cardiaques, en particulier celui du syndrome d'Ebstein et autres anomalies.
Priadel retard ne doit donc pas être administré pendant la grossesse (en particulier durant le premier trimestre).
Si une thérapie par le lithium est néanmoins nécessaire, il est indispensable de s'assurer que la femme n'est pas enceinte avant de commencer le traitement à base de lithium et qu'elle utilise une contraception sûre tout au long du traitement.
Si une grossesse survient néanmoins au cours du traitement à base de lithium, il convient de choisir la dose efficace la plus faible et de surveiller régulièrement la lithiémie en raison des altérations de la fonction rénale qui accompagnent la grossesse et l'accouchement.
Le lithium doit être interrompu 7 à 10 jours avant le terme prévu, car la capacité d'excrétion rénale subit pendant l'accouchement une baisse drastique qui peut provoquer une intoxication chez la mère et chez le nouveau-né.
Des nouveau-nés peuvent montrer des signes d'intoxication au lithium qui nécessitent une thérapie liquidienne pendant la période néonatale. Des nouveau-nés ayant une faible concentration sérique de lithium peuvent avoir une hypotonie, une hypothermie et des difficultés de succion, qui vont se normaliser sans aucun traitement.
Allaitement
Le lithium passe dans le lait maternel. L'allaitement est contre-indiqué durant un traitement par le lithium.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Le lithium peut provoquer des troubles nerveux centraux du type somnolence, vertiges ou hallucinations. L'attention des conducteurs de véhicule ou de machines doit être appelée sur les risques à envisager.

Effets indésirables

Les fréquences suivantes ont été utilisées: «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (<1/10, ≥1/100), «occasionnels» (<1/100, ≥1/1000), «rares» (<1/1000, ≥1/10’000), «très rares» (<1/10’000).
L'incidence et le degré des réactions indésirables sont en règle générale en corrélation avec les taux sériques, tout en étant tributaires de la sensibilité individuelle. La marge entre dose thérapeutique et dose toxique est très étroite.
Effets possibles au début du traitement:
Légers tremblements des mains, polyurie, soif et nausées. Ces effets disparaissent habituellement au cours du traitement ou à la réduction de la posologie.
Les réactions suivantes, dépendant des taux sériques de lithium, peuvent se manifester à une posologie courante:
Affections hématologiques et du système lymphatique:
Fréquents: leucocytose.
Dans des cas individuels, une hausse de la numération érythrocytaire, une thrombocytose ont également été observées.
Affections endocriniennes:
Fréquents: trouble de la thyroïde, hypothyroïdie.
Occasionnels: hypercalcémie.
Rares: hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, goitre (euthyroidie), hypermagnésiémie.
Troubles du métabolisme et de la nutrition:
Fréquents: hyperglycémie, augmentation pondérale, anorexie.
Affections psychiatriques:
Occasionnels: délires, confusions.
Fréquence inconnue: hallucinations.
Affections du système nerveux:
Très fréquents: céphalées (12,6%), tremblements (12,4%), manifestations extrapyramidales (15%).
Fréquents: somnolence, troubles de la conscience, vertiges.
Occasionnels: ataxie, syndrome cérébelleux (habituellement réversibles), dysarthrie, encéphalopathie, mouvements convulsifs et clonus des membres.
Fréquence inconnue: amnésie, mouvements convulsifs fasciculaires, choréoathétose, hyperréflexie tendineuse, crises convulsives, réflexes anormaux, nystagmus, stupeur, coma, pseudotumor cerebri, myasthénie.
Les symptômes décrits ci-dessus peuvent provoquer une chute.
Une neuropathie périphérique peut survenir lors d’un traitement à long terme, généralement réversible à l’arrêt du traitement.
Affections oculaires:
Occasionnels: scotome, vision floue.
Cas isolés: irritation des yeux (réversible dans la plupart des cas), gonflement du disque optique, dans certains cas sans augmentation de la pression intracrânienne, œdème papillaire pouvant conduire à une déficience visuelle (généralement réversible), exophtalmie (pas toujours liée à des troubles de la thyroïde).
Affections cardiaques:
Occasionnels: modification de l’électrocardiogramme.
Fréquence inconnue: arythmie, surtout bradycardie d'origine sinusale, collapsus circulatoire périphérique, chute de tension, œdème et maladie de Raynaud. ECG: aplatissement réversible et inversion du segment T et prolongation de l'intervalle QT, cardiomyopathie.
Affections gastro-intestinales:
Très fréquents: nausées (17,4%), diarrhées (10,6%)
Fréquents: vomissements, douleurs abdominales, sécheresse buccale.
Occasionnels: hypersialorrhée, altérations du goût.
Fréquence inconnue:gastrite.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané:
Occasionnels: prurit, éruptions cutanées et autres signes d’hypersensibilité, acné (éruption acnéiforme), apparition ou aggravation d’un psoriasis existant, alopécie.
Fréquence inconnue: folliculite, œdème angioneurotique, ulcer de la peau.
Urticaire et angio-œdème, attribuables à certains excipients tels que la poudre d’acacia (ou la gomme arabique).
Affections musculo-squelettiques et systémiques:
Fréquents: myalgie.
Rares: faiblesse musculaire.
Fréquence inconnue: arthralgie, rhabdomyolyse.
Affections du rein et des voies urinaires:
Fréquents: Polyurie, polydipsie, sensation de soif, insuffisance rénale.
Fréquence inconnue: symptômes de diabète insipide néphrogénique (polydipsie, polyurie), incontinence urinaire. Ceci est normalement lié au lithium bloquant l'effet de l'ADH et est réversible à l'arrêt de l'administration de lithium. Cependant un traitement de longue durée au lithium peut entraîner des changements permanents de l'histologie rénale, la formation de microkystes rénaux et gravement altérer la fonction rénale. De rares cas de néphrose ou de syndrome néphrotique ont été rapportés. (voir «Mises en garde et précautions»).
Très rare: néphropathie tubulo-interstitielle chronique parfois accompagnée de fibrose irréversible.
Rares: Des cas isolés de microkystes, oncocytome et carcinome rénal des tubes collecteurs (lors d’un traitement à long terme, c’est-à-dire de plus de 10 ans) ont été rapportés (voir «Mises en garde et précautions»).
Affections des organes de reproduction et du sein:
Occasionnels: impuissance, dysfonction sexuelle.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration:
Occasionnels: œdème.

Surdosage

Les concentrations toxiques du lithium sont proches des taux thérapeutiques. Le lithium possède un effet toxique au niveau tubulaire. Il provoque une limitation dose-dépendante du pouvoir de concentration urinaire pouvant aller jusqu'au diabète insipide. En cas de surdosage, une défaillance rénale aiguë suite à une nécrose tubulaire peut se manifester.
Les symptômes de surdosage miment ceux décrits à la rubrique «Effets indésirables». Les cas graves peuvent aboutir à des crises convulsives, au coma, voire à la mort.
Le traitement du surdosage associera un lavage gastrique et des mesures symptomatiques et de soutien, en particulier celles visant à la normalisation du bilan hydro-électrolytique. La diurèse forcée et la dialyse constituent des mesures efficaces.
Il n'existe à ce jour aucun antidote connu.

Propriétés/Effets

Code ATC: N05AN01
Mécanisme d'action
Priadel retard est indiqué dans la prévention et le traitement des troubles affectifs du type maniaco-dépressif. Il arrive que l'effet du traitement ne se déploie entièrement qu'au bout de plusieurs mois. Dans de nombreux cas, c'est une lithiothérapie ininterrompue pendant plusieurs années qui s'impose.
Le mode d'action du lithium n'a pas encore été élucidé. L'observation expérimentale montre toutefois que plusieurs systèmes neurochimiques sont modulés par le lithium: canaux ioniques, neuromédiateurs (sérotonine, dopamine et norépinéphrine), outre des substances messagères secondaires telles que les phosphoinositides et l'AMP cyclique (cAMP).
En ce qui concerne les neuromédiateurs, la fonction des récepteurs β peut être inhibée, avec augmentation de la libération de norépinéphrine et de sérotonine.
Lorsque le lithium est administré en association à un neuroleptique, il y a inhibition de l'induction des récepteurs dopaminergiques. Le taux sérique et le turnover de la dopamine augmentent, ce qui empêche la libération de la norépinéphrine ainsi que l'induction des récepteurs D2, tout en renforçant l'effet des agonistes indirects.
Pour ce qui est des substances messagères secondaires, on observe une diminution de l'inositol et une inhibition du cycle des phosphoinositides. L'activité de l'adénylate-cyclase peut se trouver inhibée aussi bien qu'augmentée.
Pharmacodynamique
La galénique spéciale de Priadel retard assure une libération graduelle et lente du lithium. Ainsi, la dose quotidienne nécessaire de carbonate de lithium peut être prise en une seule fois, alors que la résorption par paliers en fonction des pH du tube digestif se déroule de façon constante.

Pharmacocinétique

Absorption
Les sels de lithium subissent une absorption gastrointestinale presque intégrale; la biodisponibilité est d'environ 90%. Les pics sériques du lithium s'observent avec le Priadel retard, au bout de 2 à 3 heures. Le «steady state» de la concentration de lithium est atteint entre 4 à 6 jours. Les taux sériques accusent une variabilité individuelle importante, de même que les concentrations efficaces (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Distribution
Le lithium se répartit dans tout l'organisme, cette diffusion étant terminée au bout de 6 à 10 heures environ. C'est dans les os, dans la thyroïde et dans certains secteurs circonscrits de l'encéphale que les concentrations observées dépassent les taux sériques. Le volume de distribution de lithium est de 0,7 à 0,9 l/kg.
Le lithium ne se fixe pas aux protéines plasmatiques.
Le lithium franchit la barrière hémato-encéphalique, avec un peu de retard.
La concentration sérique optimale en substance active est de l'ordre de 0,6 à 1,0 mmol (mval)/l et ne devrait qu'à titre exceptionnel être portée à 1,2 mmol (mval)/l. La dose de lithium doit être choisie en fonction de l'excrétion rénale et du poids corporel, deux facteurs présentant de fortes variations individuelles.
Le lithium passe dans le placenta et le lait maternel.
Métabolisme
Le lithium est excrété par voie rénale sous forme non conjuguée.
Elimination
Le lithium est éliminé principalement (>95%) par voie rénale. Au bout de 5 à 7 jours de prise régulière, sa demi-vie est de 24 heures environ.
Cinétique pour certains groupes de patients
Chez les patients âgés, la demi-vie du lithium est de 30 à 36 heures, chez les jeunes de 18 heures environ.
Il n'y a pas de données concernant la pharmacocinétique chez les enfants et les adolescents.

Données précliniques

Le lithium ne possède qu'une marge thérapeutique étroite. Les premiers symptômes de surdosage se présentent le plus souvent déjà à des concentrations sériques de 1.5 à 2.0 mmol/l.
Des études de toxicité subchronique et chronique chez l'animal ont montré un dysfonctionnement de la thyroïde et son agrandissement, ainsi que des lésions rénales et du SNC.
Des études chez l'animal ont indiqué que le lithium a un potentiel toxique sur la reproduction et un potentiel tératogène. Chez le rat, la souris et le porc, une absorption intra-utérine accrue, des portées plus petites et une mortalité de post-partum plus élevée ont été décrites. En outre, des malformations osseuses ont été observées chez le rat et la souris.
Des études in-vitro et chez l'animal ont montré que des composés du lithium à des doses très élevées, cytotoxiques, peuvent induire des mutations chromosomiques.
Concernant le potentiel cancérigène du lithium, il n'y a pas de données suffisantes.

Remarques particulières

Stabilité
Ne pas utiliser au-delà de la date indiquée sur l'emballage avec la mention «Exp».
Remarques concernant le stockage
Conserver le médicament à température ambiante (15-25 °C), dans un endroit sec, à l'abri de la lumière et hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

35380 (Swissmedic).

Présentation

Priadel retard 400 mg: emballages de 100 comprimés retard (A)

Titulaire de l’autorisation

sanofi-aventis (suisse) sa, 1214 Vernier/GE.

Mise à jour de l’information

Décembre 2017.

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