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Information professionnelle sur Nicorette® Mint Solution pour pulvérisation buccale:Janssen-Cilag AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Spray Nicorette Mint
Principe active: Nicotine.
Excipients: Propylène glycol, éthanol anhydre, trométamol, poloxamère 407, glycérol, bicarbonate de sodium, lévomenthol, arôme de menthe, arôme rafraîchissant, sucralose, acésulfame potassique, acide chlorhydrique (pour l'ajustement du pH), eau purifiée.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Solution pour pulvérisation buccale (spray).
1 pulvérisation unique (0,07 ml) contient 1 mg de nicotine.

Indications/Possibilités d’emploi

Soutien de la désaccoutumance au tabac chez les fumeurs dépendants de la nicotine par modération du comportement d'addiction en atténuant les symptômes de sevrage.

Posologie/Mode d’emploi

Sous un traitement au spray Nicorette, le patient doit arrêter complètement sa consommation de tabac. Il est donc important que la motivation de s'arrêter de fumer soit grande.
Remarques sur la manipulation: Préparer le spray à l'emploi, puis approcher la pompe doseuse aussi près que possible de la bouche ouverte. Appuyer une fois sur le dispensateur, puis pulvériser la solution dans la bouche; tout en évitant de s'humecter les lèvres. Ne pas respirer pendant la pulvérisation afin d'éviter que le brouillard de pulvérisation ou que des particules respirables ne pénètrent dans les voies respiratoires. Les meilleurs résultats sont obtenus s'il est évité de déglutir quelques secondes après la pulvérisation. En cas de contact du nuage de gouttelettes avec les yeux, les rincer abondamment à l'eau. L'administration de nicotine doit être arrêtée temporairement en cas d'apparition de symptômes de surdosage de la nicotine. La quantité de nicotine doit être diminuée en réduisant la fréquence de prise si les symptômes de surdosage de la nicotine persistent.
Posologie et durée du traitement
Adultes
Nicorette Solution doit toujours être utilisé au moment où l'utilisateur fumerait normalement une cigarette ou si l'envie d'une cigarette se fait ressentir.
La posologie est individuelle et dépend du besoin en nicotine du patient pour réduire les symptômes de sevrage.
Le schéma posologique suivant visualise l'utilisation du spray pour la dose complète (étape I) et pour la diminution progressive de la dose (étape II et étape III). Ne pas administrer plus de 4 pulvérisations par heure. Ne pas dépasser 2 pulvérisations par application et pas plus de 64 pulvérisations en l'espace de 24 heures (4 pulvérisations par heure, réparties sur 16 heures).
Étape I (de la 1ère à la 6 semaine)
Administrer 1 ou 2 pulvérisations au moment où des cigarettes étaient normalement fumées ou en cas d'envie de fumer. Si l'envie de fumer n'a toujours pas disparu dans les quelques minutes suivant la première pulvérisation, en appliquer une seconde. Si 2 pulvérisations ont été nécessaires, en appliquer 2 consécutives lors des administrations suivantes.
La plupart des fumeurs ont besoin de 1 à 2 pulvérisations toutes les 30 à 60 minutes.
Étape II (de la 7 à la 9 semaine)
Il faudra commencer à diminuer le nombre de pulvérisations par jour. À la fin de la 9 semaine, le nombre de pulvérisations appliquées ne devrait plus être que la MOITÉ du nombre de pulvérisations nécessitées en moyenne par jour à l'étape I.
Étape III (de la 10 à la 12 semaine)
Continuer à diminuer le nombre de pulvérisations quotidiennes pour aboutir à un nombre maximal de 4 pulvérisations par jour à la 12 semaine. Dès que le nombre de pulvérisations aura été réduit à 2 à 4 par jour, arrêter le traitement au spray.
Exemple: si 15 cigarettes avaient été normalement fumées en moyenne par jour, le nombre d'applications devrait être de 15, chacune de 1 à 2 pulvérisations.
Pour pouvoir continuer à vivre sans tabac après l'étape III, le spray pourra continuer à être utilisé si une grande envie de fumer se manifeste. Dans de telles situations, il est possible d'appliquer d'abord une pulvérisation unique, puis une seconde si la première n'avait toujours pas aidé en quelques minutes. Ne pas appliquer plus de 4 pulvérisations par jour au cours de cette phase.
Une administration du spray dépassant 3 mois est déconseillée. Chez d'anciens fumeurs, un traitement de plus longue durée pourra parfois être nécessaire afin de leur éviter de retomber dans leurs habitudes de tabagisme. Conserver le spray non utilisé pour parer à une envie subite de fumer.
Enfants et adolescents
Sans avis médical, ne pas administrer le spray Nicorette à des sujets âgés de moins de 18 ans. Aucune donnée d'études contrôlées ne soutient le traitement des adolescents de moins de 18 ans avec le spray(voir section «Contre-indications»).

Contre-indications

Ce produit est contre-indiqué chez les non-fumeurs et chez les enfants de moins de 12 ans ainsi que chez les adolescents de moins de 18 ans sans prescription médicale. Hypersensibilité à la nicotine ou à l'un des excipients contenus dans le spray.
Grossesse/allaitement.

Mises en garde et précautions

Le médecin doit évaluer les bénéfices et les risques chez les patients atteints des maladies suivantes:
Fumeurs dépendants juste après (<4 semaines) un infarctus du myocarde, avec une angine de poitrine instable ou qui s'aggrave, y compris angor de Prinzmetal, avec troubles du rythme cardiaque sévères, hypertension non contrôlée ou attaque cérébrale récente, doivent impérativement arrêter de fumer sans aide médicamenteuse (par ex. avec l'aide d'un conseil). Si cela échoue, l'utilisation du spray Nicorette peut être envisagée. Les données relatives à la sécurité étant limitées pour ce groupe de patients, l'utilisation exige une surveillance médicale stricte.
Les patients atteints de maladies cardiovasculaires stables (par ex. angine de poitrine stable, infarctus du myocarde plus ancien, pontage coronarien ou angioplastie, insuffisance cérébrovasculaire, insuffisance cardiaque, hypertension, artériopathie) ne peuvent utiliser Nicorette que sur consultation d'un médecin.
Maladies rénales et hépatiques: chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique grave à modérée ou d'insuffisance rénale grave, le rapport bénéfice-risque d'un traitement par Nicorette Solution doit être évalué avec soin, car la clairance de la nicotine ou de ses métabolites peut être diminuée et donc augmenter le risque d'effets indésirables.
Maladies du tractus gastro-intestinal: la nicotine peut aggraver les symptômes des patients atteints d'œsophagite, d'ulcère de l'estomac et d'ulcère peptique et de maladies chroniques de la gorge. Nicorette Solution doit être utilisé avec précautions en présence de ces maladies.
Phéochromocytome et hyperthyroïdie non traitée: la nicotine libère des catécholamines et doit donc être utilisée avec précautions chez les patients atteints d'hyperthyroïdie non contrôlée et de phéochromocytome.
Diabète sucré: les patients atteints de diabète sucré doivent surveiller leur glycémie plus étroitement que d'habitude lors du sevrage tabagique et s'ils débutent un traitement de substitution nicotinique, car une diminution des catécholamines libérées par la nicotine peut agir sur le métabolisme des glucides. Il est important que pendant le traitement, le patient soit aidé par d'autres activités afin de faciliter le sevrage tabagique.
Le patient doit complètement arrêter de fumer au début du traitement. Si le patient continue de fumer autant pendant le traitement avec Nicorette Solution, il s'expose à un risque d'effets indésirables en raison du taux de nicotine supérieur par rapport à une consommation de tabac normale.
Excipients: le pulvérisateur contient de petites quantités d'éthanol (alcool), moins de 100 mg par pulvérisation.
Il faut faire attention à ne pas vaporiser dans les yeux et à ne pas faire pénétrer le produit dans les voies respiratoires, c'est-à-dire le respirer, car les particules qu'il contient peuvent accéder dans les poumons.
Potentiel de dépendance: une dépendance aux produits nicotiniques peut se produire, elle est cependant rare, moins nocive et plus facile à supprimer qu'une dépendance à la nicotine liée au tabagisme.

Interactions

Aucune interaction cliniquement pertinente n'est connue entre le traitement de substitution nicotinique et d'autres médicaments. La nicotine peut cependant renforcer l'effet hémodynamique de l'adénosine, c.-à-d. augmenter la pression artérielle et la fréquence cardiaque et augmenter la réaction de douleur causée par l'administration d'adénosine (douleur thoracique de l'angine de poitrine).
Vous trouverez plus d'informations sur la modification de la métabolisation de certains médicaments après le sevrage de la nicotine dans «Mises en garde et précautions».
Sevrage tabagique: un sevrage tabagique, avec ou sans substitution nicotinique partielle, peut modifier la réaction aux médicaments administrés simultanément. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques présents dans la fumée du tabac provoquent la métabolisation de médicaments métabolisés par CYP 1A2. En cas d'arrêt de la cigarette, un ralentissement du métabolisme et donc un taux accru de ces médicaments dans le sang est possible.
Ceci peut revêtir une signification clinique dans le cas de médicaments ayant une marge thérapeutique étroite, par ex. théophylline, tacrine, clozapine et ropinirole.
Le taux plasmatique de la caféine peut également augmenter.
Les concentrations plasmatiques d'autres médicaments, partiellement métabolisés par CYP1A2, par ex. imipramine, olanzapine, clomipramine et fluvoxamine, peuvent également augmenter lors du sevrage tabagique, bien que les données de base manquent et que la pertinence clinique de cet effet pour les substances citées ne soit pas connue.
Les données limitées indiquent que le métabolisme de la flécaïnide et de la pentazocine peut aussi être induit par le tabagisme.

Grossesse/Allaitement

Femmes en âge de procréer/conception chez l'homme et la femme
Contrairement aux effets indésirables connus du tabagisme sur la conception et la grossesse, les effets d'un traitement nicotinique thérapeutique sont inconnus. Pour les femmes souhaitant un enfant, l'option la plus sûre est de ne pas fumer et de ne pas prendre de traitement de substitution nicotinique.
Fécondité
Chez les femmes, la consommation de tabac retarde la conception, diminue le taux de réussite d'une fécondation in vitro et augmente considérablement le risque d'infertilité. Chez les hommes, la consommation de tabac provoque une baisse de la production de spermatozoïdes, un stress oxydatif accru et un endommagement de l'ADN. Les spermatozoïdes des fumeurs présentent une capacité de fertilisation amoindrie.
Dans les expériences chez l'animal, la nicotine affectait la fertilité (voir «Données précliniques»). On ne sait pas dans quelle mesure la nicotine contribue à cet effet chez l'humain.
Grossesse
Aucune forme de nicotine ne doit être administrée pendant la grossesse, que ce soit par les cigarettes ou un traitement de sevrage par Nicorette Solution.
L'effet particulier de Nicorette Solution sur le développement du fœtus n'est pas connu.
La nicotine parvient au fœtus et affecte les mouvements respiratoires ainsi que la circulation sanguine. L'effet sur la circulation sanguine dépend de la dose. La nicotine, même dans le cadre d'un traitement de substitution, peut provoquer un poids réduit à la naissance, un risque de fausse couche accru et une mortalité périnatale plus élevée. Des expériences chez l'animal ont montré une toxicité reproductive de la nicotine (voir «Données précliniques»).
Le sevrage précoce de la nicotine est une mesure individuelle efficace pour améliorer la santé de la fumeuse enceinte et du bébé.
Les fumeuses enceintes doivent suivre une cure de sevrage, si possible sans substitut nicotinique pharmacologique. L'utilisation de Nicorette Solution pendant la grossesse peut uniquement être envisagée par le médecin si la probabilité d'une cure de sevrage réussie justifie le risque d'une exposition à la nicotine et si la patiente fumerait sans cela.
Allaitement
Aucune forme de nicotine ne doit être administrée pendant l'allaitement, que ce soit par les cigarettes ou un traitement de sevrage par Nicorette Solution.
L'utilisation de Nicorette Solution n'a pas été étudiée pendant l'allaitement. La nicotine passe dans le lait maternel dans de petites quantités nocives pour le nourrisson même à une dose thérapeutique de Nicorette Solution. C'est pourquoi il faut éviter d'utiliser Nicorette pendant l'allaitement. Si une substitution nicotinique est nécessaire pendant l'allaitement, le nourrisson doit passer à une alimentation au biberon.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Comme Nicorette Solution peut avoir des effets indésirables tels que des maux de tête et la nausée, ce médicament peut affecter la réactivité, la capacité à utiliser des outils ou des machines ainsi que l'aptitude à conduire.

Effets indésirables

Effets du sevrage tabagique
Chez les utilisateurs qui arrêtent l'utilisation habituelle de produits tabagiques de quelque manière que ce soit, un syndrome de sevrage tabagique est à prévoir. Ceci inclut des effets émotionnels ou cognitifs tels que la dysphorie ou l'humeur dépressive, l'insomnie, l'irritabilité, la frustration ou la colère, la peur, des troubles de la concentration, l'agitation ou l'impatience. Des effets physiques sont également possibles tels qu'une fréquence cardiaque réduite ainsi qu'une augmentation de l'appétit ou une prise de poids, des vertiges, des symptômes pré-syncope, la toux, la constipation, des aphtes, un saignement des gencives et une rhinopharyngite. Un besoin de nicotine avec envie de fumer est également reconnu comme un symptôme clinique et un élément supplémentaire du sevrage tabagique après l'arrêt du tabagisme.
Effets indésirables de Nicorette Solution
Nicorette Solution peut dans l'absolu provoquer les mêmes effets indésirables que d'autres formes d'application de la nicotine, qui dépendent largement de la dose. Les effets indésirables locaux de l'utilisation sont semblables à ceux observés avec les autres formes d'administration orales. Au cours des premiers jours de traitement, des irritations de la bouche ou la gorge et très souvent un hoquet sont possibles. Des aphtes fréquents peuvent apparaître. Une accoutumance apparaît généralement en cas d'utilisation prolongée.
L'enregistrement quotidien des données des participants aux études a montré que les effets indésirables fréquents étaient observés au cours des 2-3 premières semaines après le début du traitement avant de diminuer. Des réactions allergiques (y compris des symptômes d'anaphylaxie) apparaissent rarement pendant l'utilisation de Nicorette Solution.
La fréquence des réactions indésirables a été déterminée sur la base d'une méta-analyse d'études cliniques ainsi que sur la base de réactions aux médicaments apparues après leur commercialisation. La fréquence des effets indésirables a été définie selon la convention suivante:
«très fréquent» (≥1/10), «fréquent» (<1/10, ≥1/100), «peu fréquent» (<1/100, ≥1/1'000), «rare» (<1/1'000, ≥1/10'000), «très rare» (<1/10'000), «cas individuels» (fréquence non estimable sur la base des données disponibles). Les effets indésirables suivants peuvent se produire lors de l'utilisation de Nicorette Solution:
Affections du système immunitaire
Fréquent: hypersensibilité*.
Cas isolés: réactions anaphylactiques*.
Affections psychiatriques
Peu fréquent: rêve anormal*.
Affections du système nerveux
Très fréquent: maux de tête*α (23,2%), dysgueusie (12,2%).
Fréquent: paresthésie*.
Affections oculaires
Peu fréquent: sécrétion de larmes accrue.
Cas isolés: vision floue.
Affections cardiaques
Peu fréquent: palpitations*, tachycardie*.
Affections vasculaires
Peu fréquent: rougeurs*, hypertension*.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très fréquent: hoquet (49,4%), toux (10,5%), irritations de la gorge (13,5%).
Fréquent: sensation de gorge serrée.
Peu fréquent: dysphonie, dyspnée*, rhinorrhée, bronchospasme, éternuements, nez bouché, douleurs oropharyngées.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent: nausées* (29,8%), dyspepsie (26,0%), douleurs et paresthésies des tissus mous buccaux (37,3%)∞, stomatite (25,4%), sécrétion de salive accrue (22,3%), sécheresse de la bouche et/ou de la gorge (12,7%).
Fréquent: vomissements*, flatulences, douleurs abdominales, diarrhée∞.
Peu fréquent: glossite, renvois, exfoliation de la muqueuse buccale (cloques et exfoliation).
Rare: dysphagie, envie de vomir, hypoesthésie orale∞.
Cas isolés: gorge sèche, troubles gastro-intestinaux*, douleurs des lèvres.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent: hyperhidrose*, prurit*, éruption cutanée*, urticaire*.
Cas isolés: œdème de Quincke*, érythème*.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très fréquent: brûlures des lèvres (13,2%).
Fréquent: fatigue*, douleur et inconfort dans le thorax*.
Peu fréquent: asthénie*, malaise*.
* Effets systémiques
∞ Fréquence signalée identique ou inférieure au placebo
α Bien que la fréquence dans le groupe actif soit inférieure au groupe sous placebo, la fréquence dans la préparation spécifique dans laquelle le PT a été identifié comme EI systémique était plus élevée dans le groupe actif que dans le groupe sous placebo.

Surdosage

Un surdosage peut se produire si le patient a une très faible tolérance à la nicotine avant le traitement ou utilise simultanément une autre forme d'administration de nicotine (par ex. poursuite de la consommation de cigarettes). La toxicité aiguë ou chronique de la nicotine pour l'homme dépend principalement du mode d'administration. Il est connu que l'accoutumance à la nicotine (par ex. chez le fumeur) entraîne une tolérance accrue par rapport aux non-fumeurs. La dose létale aiguë chez les enfants (en cas de prise orale du tabac à partir de cigarettes) est de 40-60 mg et de 0,8 à 1,0 mg/kg chez les non-fumeurs adultes. Dans le cas d'un surdosage, les symptômes sont similaires à ceux d'un empoisonnement aigu à la nicotine. Il s'agit de: nausées, vomissements, salivation, maux de ventre, diarrhée, sueurs, maux de tête, vertiges, troubles de l'audition et faiblesse prononcée. Dans les cas extrêmes, les conséquences possibles sont: chute de tension, pouls faible et irrégulier, dyspnée, évanouissement, collapsus circulatoire et crampes des extrémités.
Les doses de nicotine bien tolérées par les fumeurs adultes peuvent provoquer de graves symptômes d'empoisonnement à la nicotine chez les jeunes enfants, qui peuvent être fatals. Un soupçon d'empoisonnement à la nicotine chez les enfants constitue une urgence et doit être traité immédiatement.
Mesures en cas de surdosage:
En cas d'intoxication grave, les mesures suivantes sont recommandées: interruption immédiate de tout apport en nicotine et traitement ciblé des symptômes (maintien d'une température corporelle normale, respiration artificielle en cas d'insuffisance respiratoire et traitement standard en cas d'hypotension ou de collapsus cardiovasculaire, si nécessaire). En cas d'ingestion d'une quantité excessive de nicotine, le charbon actif réduit l'absorption gastro-intestinale de nicotine.

Propriétés/Effets

Code ATC: N07BA01
Mécanisme d'action
Réduction des symptômes de sevrage chez les fumeurs dépendants à la nicotine.
Pharmacodynamique
La nicotine agit comme un agoniste sur les récepteurs de la nicotine dans le système nerveux périphérique et central et agit sur le SNC ainsi que sur le cœur et les vaisseaux.
Un arrêt brusque de la consommation régulière de produits contenant du tabac entraîne un syndrome caractéristique avec des symptômes de sevrage, par ex. besoin (besoin impératif de fumer) tels qu'ils sont décrits dans «Effets indésirables». D'après les études cliniques, les produits de substitution nicotiniques peuvent aider les fumeurs à renoncer à fumer ou à diminuer leur consommation de tabac, car ils atténuent ces symptômes de sevrage.
La nicotine du spray est absorbée plus rapidement que les pastilles dépôt à mâcher ou les comprimés à sucer de nicotine (voir «Pharmacocinétique»). Sur la base d'expériences précédentes avec des préparations de substitution nicotinique, ceci entraîne un début précoce de l'atténuation de l'envie de fumer et des autres symptômes. L'expérience des études le confirme.
Une étude à dose unique sur 200 fumeurs en bonne santé a montré que 2 pulvérisations de 1 mg réduisaient l'envie de fumer 1 minute après l'administration et dans une bien plus grande mesure que les comprimés à sucer 4 mg pendant les premières 1, 3, 5 et 10 minutes. Les temps observés estimés (médiane) jusqu'à une réduction de l'envie de fumer ressentie de 25% et 50% par rapport au départ étaient environ 3 fois plus courts pour 2 pulvérisations du spray 1 mg que pour le comprimés à sucer 4 mg (25% de diminution: 1,19 contre 3,40 minutes; 50% de diminution: 3,49 contre 9,20 minutes).
Efficacité clinique
Au total, 479 fumeurs motivés à arrêter de fumer ont été inclus dans une étude multicentrique de 52 semaines, randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo. Au cours des 6 premières semaines, les sujets ont obtenu un traitement à dose complète, puis la dose a été réduite sur les 6 semaines suivantes. Une utilisation occasionnelle du produit a été autorisée jusqu'à la semaine 24. L'objectif principal de l'étude était d'évaluer l'efficacité de Nicorette Solution à atteindre une abstinence durable de la semaine 2 à la semaine 6, semaine 24 et semaine 52 incluses par rapport au placebo.
Lors de la semaine 52, le taux de réussite dans le groupe des sujets voulant arrêter de fumer à l'aide de Nicorette Solution était de 13,8% contre 5,6% dans le groupe sous placebo. Le rapport de risque que les fumeurs aient arrêté de fumer après un traitement de 52 semaines était de 2,48 pour Nicorette Solution par rapport au placebo (p = 0,007). Ainsi, la chance que les participants à l'étude arrêtent de fumer après 12 mois avec l'aide de Nicorette Solution était 2,5 fois supérieure au groupe sous placebo. Cependant, un traitement sur plus de 3 mois n'est pas conseillé.
Taux d'abstinence continus à partir de la semaine 2 testés au CO. Données d'une étude de phase III sur 479 sujets.

Moment

Spray de nicotine
(n = 318)

Spray de placebo
(n = 161)

Valeur p

Odds Ratio [95% CI]

Risk Ratio [95% CI]

Semaine 6

26,1%
(n = 83)

16,1%
(n = 26)

0,014

1,83
[1,12, 3,00]

1,62
[1,09, 2,41]

Semaine 24

15,7%
(n = 50)

6,8%
(n = 11)

0,006

2,54
[1,28, 5,04]

2,30
[1,23, 4,30]

Semaine 52

13,8%
(n = 44)

5,6%
(n = 9)

0,007

2,71
[1,29, 5,71]

2,48
[1,24, 4,94]

Pharmacocinétique

La nicotine est dibasique et présente une valeur de pKa1 d'env. 3 et une valeur de pKa2 d'env. 8. La nicotine est faiblement basique et son passage à travers la membrane cellulaire dépend de la valeur du pH. La nicotine est légèrement soluble dans l'eau et les lipides en fonction du degré d'ionisation. La nicotine contient deux stéréoisomères: forme (S) et (R). Mais seule la nicotine (S) est biologiquement active.
Les études pharmacocinétiques sur les produits Nicorette Solution ont été effectuées avec des fumeurs adultes.
Absorption
Une administration par pulvérisateur libère immédiatement la dose de nicotine, ce qui permet une absorption rapide de la nicotine. Les études analysant l'absorption de la nicotine ont démontré une absorption de nicotine après seulement 2 minutes avec Nicorette Solution, ce qui correspond au premier point de mesure.
Une concentration maximale de 5,3 ng/ml est atteinte en 13 minutes après l'utilisation d'une dose de 2 mg. Lors d'une comparaison d'AUC de la nicotine au cours des 10 premières minutes après l'administration, les calculs pour le pulvérisateur à une dose de 1 mg et 2 mg sont supérieurs à ceux pour la pastille dépôt à mâcher et les comprimés à sucer à une dose de 4 mg (0,48 et 0,64 h × ng/ml contre 0,33 et 0,33 h × ng/ml).
Les calculs d'AUC∞ montrent que la biodisponibilité de la nicotine administrée avec le pulvérisateur était semblable, voire légèrement supérieure à celle des pastilles dépôt à mâcher et des comprimés à sucer. L'AUC∞ après pulvérisation de 2 mg a été calculé avec 14,0 h × ng/ml, comparé à 23,0 h × ng/ml et 26,7 h × ng/ml après pastille dépôt à mâcher de 4 mg et comprimés à sucer de 4 mg de nicotine.
La concentration plasmatique moyenne de nicotine à l'état d'équilibre après l'utilisation de la dose maximale (c.-à-d. 2 pulvérisations de 1 mg du pulvérisateur toutes les 30 minutes) est dans l'ordre de grandeur d'environ 28,8 ng/ml par rapport à 23,3 ng/ml pour l'utilisation de la pastille dépôt à mâcher de 4 mg de nicotine (1 pastille dépôt à mâcher par heure) et 25,5 ng/ml après l'utilisation du comprimés à sucer de 4 mg de nicotine (1 comprimés à sucer par heure).
Distribution
Le volume de distribution après l'administration intraveineuse de la nicotine est de 2-3 l/kg. La liaison de la nicotine aux protéines plasmatiques est inférieure à 5%. Il ne faut donc pas s'attendre à ce que des changements de la liaison de la nicotine par l'utilisation de médicaments concomitants ou par une altération due à une maladie des protéines plasmatiques aient une influence significative sur la cinétique de la nicotine.
La nicotine traverse la barrière hémato-encéphalique et placentaire et passe dans le lait maternel.
Métabolisme
Les résultats des études pharmacocinétiques indiquent que la métabolisation et l'élimination de la nicotine sont indépendantes de la composition de la nicotine et que les résultats des études sur l'administration intraveineuse de nicotine peuvent être utilisés pour décrire la diffusion, le métabolisme, la métabolisation et l'élimination.
La nicotine est principalement métabolisée dans le foie. Sa métabolisation se produit également dans une moindre mesure dans les poumons et le cerveau. L'enzyme CYP2 A6 participe principalement au métabolisme de la nicotine. 17 produits de dégradation différents de la nicotine ont été identifiés, tous probablement moins efficaces que la substance initiale. Le métabolite principal dans le plasma, la cotinine, est éliminé avec une demi-vie de 14 à 20 heures et atteint des concentrations 10-fois supérieures à la nicotine.
Élimination
La demi-vie est de 2 à 3 heures. La clairance plasmatique totale moyenne de la nicotine est de 66,6 à 90,0 l/h.
Normalement, environ 10-15% de la nicotine est éliminée intacte par voie rénale. Cependant, en cas de débit urinaire accru et d'une acidification de l'urée à un pH inférieur à 5, jusqu'à 23% peuvent être éliminés. Les principaux métabolites de la nicotine éliminés par l'urine sont la cotinine et la trans-3-hydroxycotinine. Seule une petite partie de la cotinine (10-12% de la dose) est éliminée intacte par voie rénale. La cotinine est métabolisée en des substances polaires solubles à l'eau et se trouve dans l'urine (28-37% de la dose) en particulier sous forme hydroxylée (trans-3-hydroxycotinine).
Les hommes et les femmes ne présentent aucune différence en matière de pharmacocinétique.
Linéarité/non linéarité
Seule une légère divergence de la linéarité de dose de l'AUC∞ et Cmax a été observée en cas d'administration de doses uniques de 1, 2, 3 et 4 pulvérisations du dispensateur 1 mg.
Cinétique pour certains groupes de patients
Insuffisance rénale
En cas d'insuffisance rénale grave, il faut compter sur une atteinte de la clairance de la nicotine et de ses métabolites. Chez les participants à l'étude atteints de maladies rénales graves, la clairance de la nicotine avait diminué de 50% en moyenne. Chez les patients sous hémodialyse qui fumaient, des taux de nicotine accrus ont été observés.
Insuffisance hépatique
La clairance de la nicotine n'est pas affectée chez les fumeurs atteints de cirrhose hépatique et de légère insuffisance hépatique (score de Child-Pugh 5), alors qu'elle diminue en cas d'insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh 7) (la clairance globale a diminué en moyenne de 40-50%). Il n'existe aucune donnée sur la pharmacocinétique de la nicotine chez les fumeurs ayant un score de Child-Pugh supérieur à 7.
Patients âgés
Chez les patients âgés, une clairance globale faiblement réduite de la nicotine a été démontrée, mais les écarts varient et ne justifient pas d'adaptation globale de la dose en fonction de l'âge.

Données précliniques

Il n'existe aucune donnée préclinique sur la sécurité de Nicorette Solution. La toxicité de la nicotine comme composant du tabac est cependant bien documentée. Les symptômes typiques d'un empoisonnement aigu sont un pouls faible et irrégulier, une détresse respiratoire et des crampes généralisées.
Mutagénicité/Cancérogénicité
Des tests in vitro et in vivo sur la génotoxicité de la nicotine ont donné des résultats contradictoires. Les données relatives au potentiel carcinogène de la nicotine ne sont pas claires non plus. Alors que des analyses des résultats de tests de carcinogénicité à long terme avec la nicotine ou la cotinine, le métabolite principal de la nicotine, ont indiqué que la nicotine n'avait pas d'activité carcinogène significative ou pertinente, de nouvelles études indiquent des effets de formation de tumeurs. La cancérogénicité avérée de la fumée du tabac repose principalement sur les substances résultant de la combustion du tabac. Aucune de ces substances n'est présente dans Nicorette Solution.
Toxicité pour la reproduction
Des études toxicologiques sur la reproduction avec de la nicotine sur différentes espèces animales ont indiqué un retard de croissance non spécifique des fœtus. Les rats ont présenté des effets nocifs pour la fertilité, une prolongation de la phase de gestation et des troubles du comportement chez les petits. Chez les souris, des anomalies aux extrémités du squelette de la progéniture ont été constatées à très hautes doses. La nicotine traverse le placenta et passe dans le lait maternel.

Remarques particulières

Avertissement spécial pour les enfants: la nicotine est une substance très active. Même à une dose tolérable par les adultes pendant le traitement par Nicorette Solution, la nicotine peut provoquer des symptômes d'empoisonnement potentiellement mortels chez les petits enfants. C'est pourquoi Nicorette Solution doit toujours être conservé et éliminé hors de portée des enfants. Voir section «Surdosage».
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Nicorette Mint Spray
Conserver à température ambiante (15–25 °C) et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

62566 (Swissmedic).

Présentation

Nicorette Mint Spray
1 dispensateur de 150 pulvérisations (C)
2 dispensateur de 150 pulvérisations chacun (C)

Titulaire de l’autorisation

Janssen-Cilag AG, Zoug, ZG.

Mise à jour de l’information

Février 2015.

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